Jean Jaurès Vivra

26 janvier 2008

Lettre ouverte

Classé dans : Informations — jj-info @ 13:06

Lettre ouverte

Les personnels de la Cité Scolaire Jean Jaurès sont en grève le jeudi 24 janvier pour défendre le service public d’éduction.

A court terme est prévue la suppression de deux postes clés dans notre établissement, Proviseur Adjoint et Agent Comptable, cela entraîne la disparition de 2 ou 3 postes administratifs.

La politique nationale de réduction des moyens de la fonction publique aura aussi pour conséquences :

  • Suppression des BEP (généraux et agricoles)
  • Préparation du Bac Pro en 3 ans au lieu de 4 ans: formation moins complète avec moins de stages
  • Niveau de recrutement plus élevé pour l’accès en Bac Pro: les plus faibles seront pénalisés
  • Perte d’autonomie des petits établissements mis tout tutelle: Saint Affrique sous tutelle de Milau
  • Suppression de nombreuses filières au niveau local: les élèves devront être internes dans des établissements éloignés aux frais des familles ( Millau ou Rodez, voire plus loin)
  • Les élèves seront moins bien encadrés, conseillés et orientés (disparition des Conseillers d’Orientation)

Nos inquiétudes rejoignent celles du Lycée Agricole de La Cazotte et celles de l’ensemble des Services Publics.

DÉFENDONS NOS ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES COMME NOUS DÉFENDONS L’HÔPITAL !!!

Les personnels de la Cité Scolaire Jean Jaurès.

 

Pour agir ensemble, réunion d’information le Mardi 29 Janvier 2008, à 20h30
au Foyer de Caylus à Saint Affrique.

24 janvier 2008

Le poste de principal adjoint est supprimé

Classé dans : Presse — jj-info @ 16:36

Interview. Le recteur d’académie revient sur la polémique de la cité scolaire Jean-Jaurès.

Le recteur de l’académie de Toulouse Christian Merlin a bien voulu répondre à nos questions quant au changement à la direction de la cité scolaire Jean-Jaurès suite à l’arrêt maladie du proviseur Alain Julia. Il a souhaité « rassurer les familles ».

La Dépêche : Sans remettre en cause les qualités de mesdames Varo et Parobeck, ne trouvez-vous pas risqué de nommer à la tête de Jean-Jaurès deux adjointes fraîchement arrivées à Saint-Affrique et non titulaires ?

Que les parents d’élèves et l’ensemble du personnel de la cité scolaire soient rassurés, Danièle Varo et Catherine Parobeck sont parfaitement en capacité de diriger l’établissement dans toutes ses dimensions. Mme Varo était ces trois dernières années principale adjointe du collège Bellevue d’Albi et elle est tout à fait capable d’assurer la fonction de chef d’établissement bien qu’elle ne soit pas titulaire. Mme Parobeck est quant à elle une débutante dans les fonctions de personnel de direction. Comme beaucoup d’autres proviseurs adjoints, elle était auparavant enseignante (NDLR : professeur de musique). Pour l’aider, pour la conseiller, j’ai demandé à Christian Dasi, proviseur du lycée Jean-Vigo de Millau, d’assurer les fonctions de tuteur de Mme Parobeck. De plus, M. Dasi sera l’ordonnateur de la cité scolaire (NDLR : il sera chargé de signer les engagements des dépenses afférentes au fonctionnement de l’établissement).

Personnels, enseignants et parents d’élèves craignent une mise sous tutelle du lycée Jean-Jaurès par celui de Millau ? N’est pas ce qui se dessine avec la désignation du proviseur millavois Christian Dasi comme ordonnateur ?

C’est une crainte non fondée. Nous nous retrouvons dans cette situation provisoire en raison de l’arrêt maladie de M. Julia dont nous espérons un retour rapide. Et s’il ne reprenait pas son poste à Saint-Affrique, il y aurait de toute façon un proviseur titulaire à la prochaine rentrée scolaire à Jean-Jaurès.

Comment deux personnels de direction vont-ils pourvoir assurer le travail de trois ?

Avec une proviseur, une proviseur adjointe, quatre conseillers pédagogiques d’éducation, un chef de travaux, treize assistants d’éducation et maîtres d’internat pour 850 élèves dont 92 internes, la cité scolaire est dans la norme. Elle est même plutôt bien dotée. Il n’est donc pas prévu de remettre un principal adjoint au collège.

Le poste de principal adjoint est donc supprimé.

Comme je l’ai déjà dit, l’encadrement de la cité scolaire Jean-Jaurès, compte tenu des effectifs, est satisfaisant. Il ne devrait donc plus en effet y avoir de principal adjoint à l’avenir.

Selon vous, la cité scolaire Jean-Jaurès fonctionnera aussi bien que par le passé malgré la suppression d’un poste de direction?

Il n’y a pas aujourd’hui de difficulté particulière dans la gestion de l’établissement. Mme Varo a la volonté de s’inscrire dans une dynamique de projets. Elle a la volonté de relancer cet établissement qui a perdu de nombreux élèves ces dernières années. Le collège est en effet passé de 525 élèves en 1997 à 461 en 2007 et le lycée compte aujourd’hui 396 élèves contre 584 en 1997.

Publié le 26 octobre 2007 à 09h53 | Auteur : Propos recueillis par Bruno Aufrère et Benoît Garret pour La Dépêche

Jean-Jaurès entre en résistance

Classé dans : Presse — jj-info @ 15:16

Enseignants, parents d’élèves et élus contestent le choix du recteur d’académie pour remplacer le proviseur en arrêt maladie.

« Cet établissement est massacré année après année. Ça ne peut plus durer. » Hier soir à Saint-Affrique, Jean-Marc Villebrun, le chef des travaux de la cité scolaire Jean-Jaurès (collège et lycée), ne cachait pas sa colère.

Motif : Pierre Rivano, inspecteur pédagogique régional en charge de la vie scolaire, est arrivé à 14 heures à Jean-Jaurès pour annoncer la décision du recteur d’académie quant au remplacement du proviseur Alain Julia en arrêt maladie jusqu’au 31 octobre.

Deux solutions étaient envisagées : mettre en place l’actuelle adjointe du proviseur Catherine Parobeck au poste de proviseur ou installer une personne extérieure à l’établissement de la ville la plus proche (Millau par exemple).

La première solution a été retenue : madame Parobeck aurait ainsi la direction des collège et lycée et l’actuelle principale adjointe Danièle Varo prendrait la place d’adjointe au proviseur.

Rapidement une cinquantaine d’enseignants, parents d’élèves et élus ont pris place dans le hall pour manifester leur refus d’une telle solution.

Et d’avancer : « On ne peut pas mettre en place à la direction deux faisant fonction dont une qui découvre le métier. »

« la nuit s’il le faut »

Le représentant du recteur a d’abord reçu les deux intéressées et ensuite une délégation d’enseignants, mais a refusé de recevoir les parents d’élèves expliquant : « Je suis venu ici pour installer une équipe de direction et je ne suis pas habilité à discuter de la décision du recteur. »

À 17 heures, parents et élus sont alors entrés dans le bureau, le premier adjoint Henri Moizet en tête : « Nous n’accepterons pas cette solution. Au vu de l’histoire locale, votre hiérarchie prend une lourde décision en allant vers ce cap. Jean-Jaurès est un des pôles forts de la dynamique de formation en Sud-Aveyron. Nous avons lancé une licence pro et nous ne pouvons accepter cette politique de déstabilisation. Tant que le maire Alain Fauconnier n’aura pas joint le recteur, nous ne bougerons pas d’ici et vous passerez la nuit avec nous s’il le faut. »

Derrière cette décision, d’aucuns voient un premier pas vers un regroupement avec Millau. Pour preuve, en l’absence de titulaire à la direction de l’établissement, c’est le proviseur du lycée millavois Jean-Vigo qui sera l’ordonnateur des dépenses. Sa signature devra figurer à côté de celle de l’intendante pour engager des sommes d’argent.

Vers 19 heures, Alain Fauconnier a rencontré monsieur Rivano et est sorti avec un début de solution : « Il n’est pas question d’avoir au poste de proviseur des gens qui sont là pour apprendre. Il nous faut un titulaire comme Marie-Laure Carlini (ancienne proviseur adjointe de l’établissement). »

Une entrevue à Toulouse avec le recteur d’académie, son directeur de cabinet et l’inspecteur d’académie est prévue dans les prochains jours, vraisemblablement lundi prochain. Une délégation d’élus (MM Fauconnier, Malet et Moizet), d’enseignant et de parent d’élèves pourra alors exposer cette requête.

Publié le 10 octobre 2007 à 10h52 | Auteur : Benoît Garret pour LaDépêche

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